ITINERAIRES HORS PISTE!
- Gestion de la sécurité en hors piste
- Les Arcs, Col d'Entreporte par Aiguille Grive
- Les Arcs, Combe des Lanchettes
- Les Arcs, Couloir Valdez
- Les Arcs, Les Lanches
- Les Arcs, Les Paravalanches
- Sainte Foy Tarentaise, Couloir de la Croix
- Sainte Foy Tarentaise, Couloir du petit col
- Sainte Foy Tarentaise, Face Nord de la Fogliettaz
- Sainte Foy, Le Monal
- Tignes - Couloir du Chardonnet
samedi 28 décembre 2013
"Freeride" est devenu le mot magique dans les discussions éloignées des vallées tandis que le "freerider" s'est converti en l'un des superhéros les plus enviables des temps modernes... Dès lors tandis que certains vivent de belles expériences en montagne, apprennent progressent et échangent... d'autres y importent un état d'esprit individualiste, consumériste voire exhibitionniste ( ahhh les fameuses go-pro) qui.. à tout le moins, questionne!
Deux tendances semblent s'affronter: alors que les gardiens du temple partisans du c'était mieux avant défendent chèrement ce qu'ils estiment être leur jardin, d'autres se félicitent de cette démocratisation et essayent de donner des clefs pour agir mieux! Le débat est bien là, et il suffit de relire les commentaires qu'avaient suscité la première vidéo donnant quelques clefs au grand public d'Enak dans pas mon garage saison 2 pour comprendre la croisée des chemins à laquelle nous nous trouvons!
Pas vraiment montagnards, pas vraiment expérimentés, et pas du tout dans la "gestion de l'engagement" comme nous l'avons entendu à plusieurs reprises, nous avons tâché de faire notre petit bonhomme de chemin. Doucement mais sûrement nous avons cherché à nous documenter, avons appris à demander, à écouter, à apprendre en somme. Fidèle à notre engagement des premières heures ("La sécurité tient de la superstition. Elle n'existe pas dans la Nature et aucun enfant de l'homme n'a fait l'expérience d'une totale sécurité. Eviter le danger n'est à long terme, pas plus sûr que de l'affronter en connaissance de cause. Vivre c'est tenter l'aventure, sinon ce n'est rien") nous avons progressé, et l'envie nous vient de partager... de donner ce que nous n'avons pas forcément toujours trouvé! Voici donc un petit recueil d'expérience, sous la forme d'un avant, pendant, après la journée de ski, une piqure de rappel pour nous mêmes, un petit gain d'expérience peut être pour d'autres.
AVANT :
- Investir dans un kit Arva-Pelle-Sonde, et aller s'entraîner à la recherche de (multi)victimes en avalanches ( casque, dorsale c'est bien aussi... )
- Glisser une couverture de survie dans le sac
- Un suivi météo des conditions: a minima sur la semaine avant de partir, suivi des températures et des tendances, des précipitations ( ISO et quantité ), du vent ( Force et orientation.. ) pas mal de site, dont Météo France Montagne, Bulletins neige et avalanche Météo France, Snow Forecast ...
- Un petit topo sur la carte IGN de la station ne fait pas de mal
Avalanche : Part prévisible et imprévisible
PENDANT:
- Vérifier que les Arva émettent/réceptionnent bien. Si l'on est plus de 2 dans le groupe l'un des membres passe en mode réception et s'éloigne à une vingtaine de mètres des autres membres du groupe qui se laissent successivement glisser devant lui et vont s'arrêter vingt mètres plus bas. On évite ainsi le risque de se parasiter les uns des autres.
- Au fil de la journée en se rendant sur les spots ( remontées, marche, rando courtes ) lever la tête regarder autour de soi pour comprendre ce qu'il se passe selon les pentes et orientations. c'est un moyen de s'approprier le terrain et de d'anticiper ce qu'il peut se passer là ou je vais mettre mes lattes. Par exemple, s'il fait chaud et que j'ai vu autour de moi 2 départs en pente sud, même si je vois une belle combe qui m'attire bien je vais éviter d'aller y mettre les lattes...
le repérage des points de sorties possibles en cas de départ
La journée de ski s'est terminée, mais l'envie d'en savoir un peu plus reste là...
- Se tenir au courant de ce qu'il s'est passé sur la journée dans la station et autour ( vers quelle heure, quelle altitude, quelle orientation ) peut aider à (in)valider certaines choses que l'on a pressenties ou cru comprendre durant la journée... C'est un moyen comme un autre de continuer à progresser et gagner en expérience
- Regarder le bulletin et savoir comment le spot évolue...
Voilà tout un tas de petites informations qui peuvent aider à conduire une journée autour de la station. Piqure de rappel pour nous, petite découverte pour d'autres, ramassis d'imprécisions et d'approximations pour d'autres.. Chacun y trouvera son compte et portera son jugement!
En tous il y a ici le strict minimum, une petite base d'échanges et de progrès!
Bon ride à tous!!!
Libellés : 3- Ethique - Sécurité
lundi 7 janvier 2013
Libellés : 72 - vidéos, 901- Julbo White Session
vendredi 6 janvier 2012
mercredi 2 mars 2011

Après une courte nuit sur un sofa dans un coin de l'hôtel, un petit déj' local sur lequel nous nous sommes rués, et une rapide installation dans la piaule, nous décidons d'aller voir ce que donne le domaine. La fatigue du voyage se ressent, la visibilité est quasi nulle. Il neige. C'est parfait pour un décrassage en douceur, en attendant des jours meilleurs. Recherche ARVA en fin de journée, rencontre avec notre première katchapouri (galette au fromage locale), un repas vite avalé et au lit. 20h, il faut récupérer pour les jours à venir qui s'annoncent chargés.
Chargés en effet : de neige, de brouillard, de jour blanc et de pause casse croûte, plus là pour nous occuper qu'autre chose.

Il semble que notre rêve tourne au cauchemard. Les jours s'enchaînent et rien ne change. La visibilité est nulle. Nous n'avons pas même la chance de voir où nous nous trouvons, qui sont ces monstres granitiques qui nous entourent, ce qu'ils pourraient nous proposer s'ils daignaient nous offrir leurs pentes... Attente, frustration, ennui...

Dimanche, lundi, mardi. Le temps passe et toujours rien à se mettre sous la dent. Un minimum d'activité physique nous maintient en forme pour le jour où ça va percer. Le temps parait long.
Mercredi, enfin, lorsque nos yeux s'ouvrent, la lumière qui traverse le rideau semble plus intense que d'habitude. Ça y est, enfin. Le Grand Caucase nous dévoile ses charmes. Pentes longilignes, crêtes interminables, spines démesurées... Nous y sommes. Vite, le petit déj' est avalé. Aujourd'hui, casque et dorsale vont prendre l'air, enfin ! Devant le télésiège une demi heure avant son ouverture, nous n'en pouvons plus, trépignons d'impatience. Chaque pente nous interpelle, nous appelle, mais certaines semblent bien loin, inaccessibles même. Pis, on a déjà de quoi faire visiblement.
La visibilité se réduit. En espérant meilleur pour les heures à venir, nous descendons un peu plus bas. Objectif, une longue crête dominant le domaine. 30 minutes plus tard, nous sommes en haut du run, ayant eu la chance de tracer la montée.
Nous ne le savons pas encore, mais nous vivons le point culminant de notre trip au niveau ski. Une belle pente rectiligne d'un bon 400m de dénivelés. Tels deux gamins nous lâchons les freins et traçons jusqu'au bas de la pente (avec un stop dû à un joli requin pour moi, fait chier...). C'est bon ! Nous reprenons un ticket. A la montée, nous découvrons que notre projet de la journée tombe à l'eau. La face s'est délestée de son mètre de neige naturellement pour laisser apparaître la terre.
Gros avertissement pour les jours à venir. Avertissement dont nous n'aurons finalement pas besoin. Sitôt la journée finie, le ciel se bouche, le brouillard englobe les cimes et tout disparaît, sans que nous ne revoyons, de nos yeux, toutes ces immenses lignes qui nous appelaient.
Le bonheur fut éphémère. Et plutôt que de se faire du mal à tourner en rond en bas du télésiège en attendant le soleil, nous préférons mettre le cap sur la capitale, afin de profiter un peu du pays tout de même.

Certains parleront de beaucoup de kilomètres parcourus pour pas grand chose, d'autres d'argent gaspillé, de rêves infondés... Qu'importe. Malgré la déception, nous, nous gardons la conscience tranquille. La montagne, si l'on veut y évoluer en sécurité et en profiter pleinement, nécessite un grand concours de circonstances.

Faut il privilégier ces spots de rêves lorsqu'ils sont dans des conditions idéales, à des spots plus modestes mais offrant diverses possibilités de replis, avec par exemple du ski en forêt ?
Faut il s'obstiner au rendement ou s'orienter sur un freeride plus rando, négligeant la quantité pour la qualité ?
Libellés : 93 - Géorgie
dimanche 30 janvier 2011
Temps Total: Comptez 10 minutes pour l'approche et une petite demi-heure pour la descente jusqu'au télésiège du Grand Huit avant lequel il faudra pousser une petite centaine de mètres le long du Lac du Chardonnet.

Second couloir plus engagé ( le plus à l'Ouest ): Ne pas traverser et continuer la montée jusqu'à ce que le couloir s'ouvre sur votre droite.
Difficulté technique :3,5 /5 On n'est pas ici dans du ski extrême loin de là, mais on reste dans du ski de couloir tout de même.
Pas tracés, le risque d'avalanche mis à part, ces couloirs vous offreront du bon ski. Néanmoins, facilement accessibles, surtout pour le couloir Est, l'entrée peut s'avérer difficile avec de gros escaliers.
Le Couloir Ouest est pour sa part plus ambiancé. Engagé, il méritera toute votre attention et application dans des virages plus serrés...
Difficulté Physique: 2/5 RAS! Marche d'approche rapide, itinéraire court et en bonne neige la plupart du temps, il faut juste pousser un peu en bas. La difficulté n'est pas physique ici!
Engagement:3,5/5
Deux mots clés: Raide, exposés plein nord! Inutile de faire un dessin, ces deux couloirs sont exposés au risque d'avalanche!
Une fois cette précision apportée, disons qu'à l'abri du vent, plein Nord, ces couloirs seront rarement vitrés. Ils sont de plus rectilignes, le dévissage ne vous jettera pas dans les rochers. Ces deux caractéristques autorisent les chutes. Malgré tout, pour les non avertis la raideur et l'étroitesse ont un vrai impact sur l'affectif et il faudra alors prendre sur soi et se concentrer.
Libellés : 5- Itinéraires
vendredi 7 janvier 2011
Contrairement à eux, nous préférons tirer un peu plus sur la gauche en traversée. A près quelques centaines de mètres, la ligne est toute tracée. L'essentiel de la combe a été ridé. Par contre, la légère épaule qui se dessine sur sa gauche est encore vierge. Quelques éperons rocheux affleurent, ce qui a sans doute eut le mérite d'en décourager certains. Pas Nous ! Et il y a de la place pour 3. En demandant gentillement l'autorisation, je m'engage le premier. La neige est excellente. Le moteur est froid mais tan pis, pas question de s'arrêter, c'est tout droit jusqu'en bas. Julien, qui n'a pas encore l'habitude des grandes envolées fera un petit arrêt intermédiaire. Quand à nous, nous le remercions de nous faire patienter. A froid, le coeur est monté a 200 pulsations/minute, les cuisses sont bleuies, mais que c'était bon.

Libellés : 4- Sorties
Seul dans ma voiture, voilà déjà une bonne vingtaine de minutes que j'attends. Comme à son habitude, Ricco accuse un bon retard sur l'heure de rendez vous. Pas des heures, mais juste assez pour me crisper un peu, en voyant les voitures et autres navettes passer devant moi en direction de la station. Circonstances atténuantes soit disant... Un accident bloque la route à l'entrée de Bourg Saint Maurice et l'obligera à ruser pour venir me retrouver. Heureusement, aujourd'hui c'est dans notre secret spot que nous avons rendez vous.
Bref aujourd'hui, il faut rentabiliser, se cramer les cuisses, et tracer autant que possible.
La neige est aussi profonde et douce qu'hier, la visibilité en moins. Sur les premières rotations, Ricco a un peu de mal à trouver ses marques, mais une fois que les moteurs sont chauds, tout s'enchaine. La neige, se met à tomber, ce qui nous excite encore plus. Les lignes choisies sont de plus en plus joueuses. Nous n'hésitons pas à nous mettre quelques jolis vols, sauter de petites barres dans la continuité de nos lignes. Révolue l'époque ou nous nous arretions à chaque rotation pour faire des photos, désormais, on enchaîne tels des morts de faim, gardant la session images pour la fin de journée lorsque la jauge est au rouge.

Libellés : 4- Sorties
lundi 27 décembre 2010
Libellés : 72 - vidéos, 90 - Rocker week
mardi 21 décembre 2010
Libellés : 90 - Rocker week
lundi 20 décembre 2010



Libellés : 90 - Rocker week
mardi 14 décembre 2010
Nous sommes à peine mi décembre que déjà nous sommes sur la route de ma deuxième journée de ride. A croire que plus le temps passe, plus nous sommes dépendants de cette poudre. Tel un drogué en manque, Eric, n'a pas hésité à faire les 400 km qui le menèrent jusqu'à chez moi pour aller chercher sa dose de peuf le lendemain, de l'autre côté de la frontière, à Andermatt. Mais si l'appel de la neige est grand pour lui, qui n'a pas ridé depuis fin mars, il reste que sa grande motivation est la sélection pour la Rocker Week de Salomon, pour laquelle il a été sélectionné (Bravo à lui, nous, ça nous fous les boules, mais bonne chance quand même garçon !). Objectif donc : rails de poudre si poudre si possible, mais aussi reprise de marques et application pour Ricco.
Après 3 heures de route, nous voilà parachutés dans une région totalement inconnue pour nous. Les panneaux indiquant l'Italie toute proche, les publicités en Allemand, ne faciliteront pas notre localisation. Qu'importe, nous sommes à la montagne et il semble qu'il ait neigé très récemment. Le temps de s'équiper, de lâcher quelques euros dans le parking, d'autres (un peu trop à notre goût d'ailleurs pour la station !!!) dans les forfaits, et nous voilà partis vers l'inconnue. Sans prendre le temps de trop repérer, nous embarquons dans un télésiège, puis un autre, en vue de rejoindre le Gemsstock histoire de trouver quelques lignes à sniffer. Dans la précipitation, il semble que nous nous sommes trompés de dealer. Le plan des pistes ne correspond pas, mais ça ce n'est pas très grave. Ce qui l'est plus, c'est la qualité de la came : soufflée, durcit, bref, de quoi se faire mal aux cuisses pour un début de journée. Chose faite. nous en sommes quittes pour une traversée de village à ski, négociant entre autre un passage à niveau et un rond point tels des as du volant...
Quelques minutes plus tard, nous voilà enfin dans le téléphérique qui nous mènera enfin à l'opium du rider. Depuis la benne, notre impression est confirmée : ça a posé grave sur le haut. Pas un cailloux n'apparait, le manteau semble épais... mais la visibilité n'est pas tip top. Pas question de prendre des risques en terre inconnue. C'est pourquoi, bien qu'essayant de repérer quelques lignes qui aurait vallu quelques minutes de marche, nous renonçons au grand freeride pour aujourd'hui encore : sécurité oblige. Un itinéraire attire nos spatules de l'autre côté du domaine, mais sans carte, la zone semble glaciaire, et nous ne sommes pas équipés pour ça, le retour a l'air assez long, c'est donc non pour aujourd'hui. Nous nous enfilerons donc bien sagement une dizaine du run le long de la combe principale, essayant de racler les bords histoire de ne pas laisser un centimètre carré de peuf vierge nous passer à côté. Quelques petits couloirs plus engagés histoire de travailler un peu pour Ricco, mais la visibilité ne nous aide pas. Ce n'est que pour le dernier run, que le soleil percera et nous offrira le meilleur run de la journée, désormais presque seuls dans cette immensité. En effet, la plupart des ptits suisses qui flambaient dans la benne le matin avec leurs sacs ABS, leurs skis méga fat (dont on n'a pas compris à quoi ils leur servait d'ailleurs), les combin' flambant neuves des marques les plus onéreuses et j'en passe... et bien ces petits suisses là ont baché depuis longtemps et ont préféré aller claqués quelques euros, pardon, francs suisses, dans les restos d'altitude. Tanpis pour eux, tant mieux pour nous, qui pouvons apprécier au mieux cette fin de journée, qui sans faire la fine bouche, était quand même plutôt gorgée de poudre pour un 11 décembre !
Libellés : 4- Sorties
dimanche 5 décembre 2010
Libellés : 4- Sorties
dimanche 7 novembre 2010

Après une saison 2009-2010 sous le signe de la poudreuse, du sapin et des grandes courbes, après une intersaison bien loin des sommets enneigés, le FAT se réveille doucement et met en route son dernier projet... Bien loin des Alpes françaises ou suisses, plus loin encore de la Cordillère Andine Argentine, nous voici partis pour une nouvelle région du monde : le Caucase.
Dès le mois de Février donc, départ pour Gudauri, petite station située à une centaine de km de la Capitale Tbilissi. 6 jours nous attendent, entre freeride tel que nous le pratiquons depuis nos débuts, avec marches d'approche à pied, et si les conditions le permettent... un peu d'heliski!
Libellés : 111 - Projet Géorgie
mardi 11 mai 2010
Libellés : 72 - vidéos, 92 - Switzerland



















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