jeudi 22 octobre 2009

Mercredi 26 Août

Nous devons rendre la voiture à quatorze heure puis prendre l’avion pour Ushuaïa. Grasse matinée pour tout le monde. Chacun fait son sac et s’organise pour ne pas exploser le quota autorisé à l’aéroport. Un dernier repas, et nous filons rendre notre cher 4x4 qui nous aura mener dans les plus beaux endroits du pays et fait parcourir tout de même 4000 kilomètres. Pas mal en 8 jours !!!




C’est sans doute le prix à payer pour mériter tout ce que nous avons vu, mais vraiment c’est sans regrets !!! A l’aéroport, l’avion est annoncé avec une heure de retard. Après avoir passé l’après midi à attendre, nous quittons El Calafate au crépuscule pour rejoindre la ville la plus australe du monde : Ushuaïa. Après une petite heure de vol nous atterrissons en Terre de Feu, dernière escale de notre périple.

Jeudi 27 Août

Ce matin, nous avons projeté de visiter le canal de Beagle en bateau. Cette voie maritime longe les côtes sud de l’Isla Grande. Parsemé de petites îles, il offre une vue impériale sur Ushuaïa et la chaîne montagneuse qui la domine. Comme à notre habitude, le temps est bouché ce matin… mais le temps d’embarquer et de sortir du port, déjà le soleil pointe son nez. Encore de la chance pour nous, on ne va pas s’en plaindre.





Nous voilà partis pour trois heure et demie de promenade.







Lotis dans une embarcation de moindre taille, nous approcherons le phare des Eclaireurs situé au bout de la baie d’Ushuaïa.










Le capitaine nous emmènera ensuite tout près d’un île remplie de cormorans. Ces volatiles, d’un plumage noir et blanc, tapissent littéralement la surface de l’îlot, et font sans cesse des va et vient vers l’Océan. Ils en reviennent chacun avec des algues pour construire leur nid. Se laissant transporter par le vent, ils semblent maîtriser les courants d’air à la perfection. Un joli ballet animal encore une fois.






Un peu plus loin, ce sont des loups de mer, mammifères proches de l’otarie, qui ont élu domicile sur une autre île. Ils sont plus d’une centaine à se dorer au soleil, à se chamailler, à jouer dans l’eau, à lutter pour regagner le rivage. Quelle chance nous avons d’assister à un tel spectacle. Preuve, une nouvelle fois s’il en était besoin de l’hospitalité argentine, boissons chaudes et petits gâteaux nous sont servis à bord. Très appréciable par le froid glacial qui sévit sur le pont.



















Nous aurons l’occasion d’aller nous dégourdir les jambes sur une autre île où l’on nous présentera un peu la flore locale, même si elle se fait rare en hiver.



Le retour au port se fera tranquillement, dans la bonne humeur, accompagné par une musique et un digestif locaux… Vraiment cool ces argentins !!! Une fois arrivés, nous avalerons un sandwich avant de prendre la direction du glacier Martial. Malheureusement il est un peu tard et nous ne pourront aller jusqu’à ce dernier. Nous en serons quitte pour rejoindre la ville tranquillement à pied, avant de flâner un peu dans ses rues, les plus australes de la planète.

Vendredi 28 et Samedi 29 et Dimanche 30 Âoût

Vendredi 28, dernier jour à Ushuaïa. Le réveil est tardif, rien de particulier au programme, si ce n'est confirmer les vols retour, terminer les derniers achats. Une petite balade sur le bord de la baie, dans un froid glacial et humide. Quelques moments de solitudes, de reflexion. On pense, on se remémore tout ce qu'on a vécu en un mois. Le temps passé entre avions, bus et voiture. Le bonheur que tout ces kilomètres ont occasionnés, les sensations et sentiments qu'ils nous ont procuré. Des rires, des larmes de joie... Tout défile dans nos tête. Encore quelques photos pour essayer de se rassurer, mais non : C'est la fin.



Nous rentrons tranquillement à l'auberge, prenons notre dernier repas et attendons l'heure du départ, dans le calme. Fatigués sans doute, démoralisés surement.
Nous voilà à l'aéroport. Surprise : le vol n'est pas affiché. On jette un coup d'oeil au billets. Stupeur : on s'et trompé de date, le vol est pour demain... Sauf qu'on doit etre à midi à Buenos Aires pour l'avion de Madrid.
Sans attendre nous filons en ville tenter de prendre des billets pour le soir. Cinq places, ça risque d'être compliqué, ce qui impliquerait de changer les vols retour en espérant qu'il y ait de la place, de pouvoir retrouver 3 paires de skis perdues dans Buenos Aires, de râter les premiers jours de travail...
C'est bon, ils ont de la place. Sauvés.


Nous embarquons sur le coup des 21 heures. 3 heuresde vol nous déposent à Buenos Aires, il fait plus de 20°, ç fait drôle.La nuit sera courte pour certains, inexistante pour d'autres. Le temps de récupérer les skis à la gare routière et nous voilà de nouveau dans une salle d'embarquement, cette fois ci la destination fait moins rêver : Paris.
Les vols s'effectueront sans encombre et c'est sur le coup des 10 heures que l'avion pose ses roues sur le tarmac parisien.
Un mois jour pour jour après notre départ nous sommes de retour.

L'impression est étrange. C'est comme si l'on revenait d'un autre monde. Nous retrouvons les couleurs métissées de la vie parisienne, ses foules aussi. C'est sans doute ça qui me gène le plus. D'étendues immenses où nous étions seuls à des kilomètres, je me retrouve dans des files d'attente, bousculés par des gens, oppressé par le temps qui pendant quatre semaine semblait ne plus exister. La chaleur nous étouffe, nous avons retrouvé l'été, c'était finalement bien l'hiver...
Une page se tourne. Une aventure se termine. Un an de préparation, de rêve d'immagination. Au bout du compte: d'énormes satisfactions. Des désillusions, des remises en questions aussi. Qu'importe c'est la vie...

Au final cette aventure reste grandement positive. Parfois mis en difficultés par certains faits (on nous annonçait le pire sur les routes, nous n'avions pas de voiture au départ, les billets d'avions à changer...), nous avons su, certes avec un peu de chance mais ça fait partie du jeu, retomber sur nos pattes à chaque fois, rebondir, et profiter pleinement, comme prévu, de ce superbe pays.
Don't cry for me Argentina chante Madonna. C'est plutôt nous qui avons envie de pleurer pour elle. Tu vas nous manquer.

jeudi 17 septembre 2009

Ca y est, de retour d'Argentine, nous avons retrouvé les joies de la Seine Saint Denis: bouchons, grisaille, béton... je m'arrête là! Période un peu morte pour le ski vivement le mois de Décembre que l'on puisse remettre ça. D'ici là, on va s'occuper du montage vidéo de notre voyage en Argentine...

A bientot sur les pistes ( ou à côté :-) )

vendredi 17 juillet 2009

Afin d'offrir la possibilité à 3 enfants malades de goûter aux plaisir de la glisse dès l'hiver prochain, nous nous associons à Un maillot pour la vie. A travers notre périple, nous espérons récolter des fonds permettant à ces enfants d'accomplir un de leur rêve. Pour cela, nous avons besoin de vous.





N'hésitez pas à vous rendre sur la page




pour plus d'explications.



Merci à vous.

samedi 11 juillet 2009

8 juillet 2009,



A 22 jours du départ, il est temps pour nous d'affiner notre préparation physique. Nous voilà près de la fin du 3ème cycle, constitué essentiellement de rappels du travail d'endurance, de VMA et de seuil aérobie, ainsi que de travail spécifique. Il semblerait que tout ce qui a été entreprit s'avère payant. Pour en avoir la confirmation, et s'habituer à travailler un peu en altitude, nous voilà partis, Eric, Ben et moi, pour une destination que nous n'avons plus besoin de vous présenter : Les Arcs.


Au programme de la journée, du VTT, exclusivement, mais pas à la manière de la plupart des touristes ou des autochtones. En effet, si cette station se prête volontiers à la pratique du VTT de descente, nous ne sommes pas venus pour ça. L'objectif de la journée est clair : on doit en chier!!!



Sur la route, des trombes d'eau s'abattent sur nous, ne remettant nullement en cause nos projets. Arrivée aux Arcs, la pluie cesse doucement, et la brume matinale semble s'élever peu à peu. Le temps d'acheter de quoi manger à midi et de louer le matériel, l'atmosphère devient tout de suite plus propice à une belle journée.



Départ 9H45, pour une montée en funiculaire jusqu'à Arcs 1600. Le premier objectif est choisi : Col du Grand Renard, 2465m.


Afin de se mettre en jambe tranquillement, nous décidons de rejoindre Arcs 1800 par la route des espagnols. Déjà l'altitude se fait sentir, c'est sûr cette journée va payer...ou pas!!! Puisqu'à peine arrivé au village, Ben nous offre le premier fou rire de la journée avec une chute dans un ravin, presque à l'arrêt, dont il a le secret. Plus de peur que de mal, on peut repartir tranquillement.


Quittant le village, les épingles s'enchaîne tranquillement, le chemin est roulant malgré la pente, mis à part quelques passages où nous devons pousser sur quelques mètres. Chacun à notre rythme, nous commençons tout doucement à prendre de l'altitude. Arrivés à la gare intermédiaire de Transarc (2107m) la grosse difficulté de la journée nous attend. 300m de dénivelés, dans le raide, où la fin ne pourra se faire sans descendre du vélo. Qu'importe, ce qui compte, c'est que les jambes fument, que les poumons turbinent. Eric, qui avait quelque peu interrompu sa préparation trouve ça parfait pour une reprise. Une fois au col, l'atmosphère se fait très montagnarde avec un joli brouillard, et même, quelques flocons. Les pentes nous surplombant sont bel et bien blanches. C'est pas grave, on décide quand même de poursuivre jusqu'au sommet de Transarcs (2600m), avant de rejoindre le col de la Chal (2545m).


En haut, y'a pas à dire, ça caille!! Il neige, il fait humide... bref on s'équipe rapidement pour la descente et ne nous éternisons pas plus. Direction Arcs 2000. Le chemin est roulant, quelques épingles procurent de belles sensations, mais l'inconnu et la peur de se blesser nous raisonnent un peu.


10 minutes de descente, et nous voilà au village pour manger à l'abri. Ravitaillement effectué, nous voilà repartis. Non, pas à Bourg Saint Maurice, enfin pas tout de suite. Ayant bien carburé le matin, nous décidons de remonter jusqu'au pied du télésiège de Grand Col. 500m de dénivelé nous attendent donc pour la digestion. Ben, qui ne dit rien, mais qui semble bien affûte, parviendra à garder un bon rythme pour arriver en haut en premier. Eric bataillera un peu sur les derniers mètres les plus raides. Ben venant l'aider, il finira quand même en courant. Il faut que ça paye!!! Et moi, ayant pris le temps de pisser un coup et de débloquer cette foutue chaîne, j'arrive tranquillement, mais avec les cuisses en feu quand même, jusqu'à mes compères.


Nous voilà à 2500m d'altitude, il est 14H30. 1800m de dénivelé de descente nous attendent.


Arcs 2000, Pré saint esprit, Le Pré, Villaroger... les oreilles se débouchent à vitesse grand V. Prenant de l'assurance avec le matériel, Eric et moi n'hésitons pas à nous engager un peu plus. Les chemins sont bien roulant, les trajectoires intéressantes, ce qui permet d'atteindre une grande vitesse...mais les épingles sont serrées. Et si pour la plupart on les négocie bien, en dérapage souvent, c'est pas pour autant que l'une d'elle ne me vaudra pas une sortie de vélo, afin d'éviter le ravin qui m'attendait bras ouverts.


Une fois à Villaroger, nous terminons par la route puis par la foret de Malgovert, pour rejoindre tranquillement Bourg Saint Maurice.



Sous le soleil, nous terminons cette belle journée, sourire aux lèvres mais rincés, et ayant atteint les objectifs fixés, à savoir : 2h 30 d'efforts continu à la montée le matin ont permis de poursuivre le travail d'endurance de force. La descente nous a fait travailler les trajectoires, la proprioception, en plus du travail musculaire que cela demande. L'altitude et notre état de fatigue ont constitué des variables intéressantes à cette journée et nous ont rapproché des conditions que l'on rencontrera en Argentine. Enfin, personne ne s'est blessé, ce qui est de bonne augure pour un départ en parfaite condition physique.

jeudi 21 mai 2009

http://www.zekeseven.com/ : tour opérateur spécialisé dans les voyages sportifs et personnalisés en Argentine et Chili.

http://fatargentina.blogspot.com/ : le blog qui retracera notre périple en Argentine et que nous essayerons d'actualiser sur place


http://www.unmaillotpourlavie.com/ : pôur avoir plus d'informations sur l'association que nous soutenous et qui permet à des enfants malades de réaliser leur rêve


http://www.wmaker.net/mpvparis/3-JEUNES-FREE-RIDERS-ADDICT-EN-ARGENTINE-POUR-SOUTENIR-L-ASSOCIATION_a232.html?preview=1 : la page permettant de faire des dons pour l'association un maillot pour la vie, afin de permettre à trois enfants malades de gouter aux plaisirs de la glisse cet hiver.

 

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