ITINERAIRES HORS PISTE!
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vendredi 6 janvier 2012
mercredi 2 mars 2011

Après une courte nuit sur un sofa dans un coin de l'hôtel, un petit déj' local sur lequel nous nous sommes rués, et une rapide installation dans la piaule, nous décidons d'aller voir ce que donne le domaine. La fatigue du voyage se ressent, la visibilité est quasi nulle. Il neige. C'est parfait pour un décrassage en douceur, en attendant des jours meilleurs. Recherche ARVA en fin de journée, rencontre avec notre première katchapouri (galette au fromage locale), un repas vite avalé et au lit. 20h, il faut récupérer pour les jours à venir qui s'annoncent chargés.
Chargés en effet : de neige, de brouillard, de jour blanc et de pause casse croûte, plus là pour nous occuper qu'autre chose.

Il semble que notre rêve tourne au cauchemard. Les jours s'enchaînent et rien ne change. La visibilité est nulle. Nous n'avons pas même la chance de voir où nous nous trouvons, qui sont ces monstres granitiques qui nous entourent, ce qu'ils pourraient nous proposer s'ils daignaient nous offrir leurs pentes... Attente, frustration, ennui...

Dimanche, lundi, mardi. Le temps passe et toujours rien à se mettre sous la dent. Un minimum d'activité physique nous maintient en forme pour le jour où ça va percer. Le temps parait long.
Mercredi, enfin, lorsque nos yeux s'ouvrent, la lumière qui traverse le rideau semble plus intense que d'habitude. Ça y est, enfin. Le Grand Caucase nous dévoile ses charmes. Pentes longilignes, crêtes interminables, spines démesurées... Nous y sommes. Vite, le petit déj' est avalé. Aujourd'hui, casque et dorsale vont prendre l'air, enfin ! Devant le télésiège une demi heure avant son ouverture, nous n'en pouvons plus, trépignons d'impatience. Chaque pente nous interpelle, nous appelle, mais certaines semblent bien loin, inaccessibles même. Pis, on a déjà de quoi faire visiblement.
La visibilité se réduit. En espérant meilleur pour les heures à venir, nous descendons un peu plus bas. Objectif, une longue crête dominant le domaine. 30 minutes plus tard, nous sommes en haut du run, ayant eu la chance de tracer la montée.
Nous ne le savons pas encore, mais nous vivons le point culminant de notre trip au niveau ski. Une belle pente rectiligne d'un bon 400m de dénivelés. Tels deux gamins nous lâchons les freins et traçons jusqu'au bas de la pente (avec un stop dû à un joli requin pour moi, fait chier...). C'est bon ! Nous reprenons un ticket. A la montée, nous découvrons que notre projet de la journée tombe à l'eau. La face s'est délestée de son mètre de neige naturellement pour laisser apparaître la terre.
Gros avertissement pour les jours à venir. Avertissement dont nous n'aurons finalement pas besoin. Sitôt la journée finie, le ciel se bouche, le brouillard englobe les cimes et tout disparaît, sans que nous ne revoyons, de nos yeux, toutes ces immenses lignes qui nous appelaient.
Le bonheur fut éphémère. Et plutôt que de se faire du mal à tourner en rond en bas du télésiège en attendant le soleil, nous préférons mettre le cap sur la capitale, afin de profiter un peu du pays tout de même.

Certains parleront de beaucoup de kilomètres parcourus pour pas grand chose, d'autres d'argent gaspillé, de rêves infondés... Qu'importe. Malgré la déception, nous, nous gardons la conscience tranquille. La montagne, si l'on veut y évoluer en sécurité et en profiter pleinement, nécessite un grand concours de circonstances.

Faut il privilégier ces spots de rêves lorsqu'ils sont dans des conditions idéales, à des spots plus modestes mais offrant diverses possibilités de replis, avec par exemple du ski en forêt ?
Faut il s'obstiner au rendement ou s'orienter sur un freeride plus rando, négligeant la quantité pour la qualité ?
Libellés : 93 - Géorgie
dimanche 30 janvier 2011
Temps Total: Comptez 10 minutes pour l'approche et une petite demi-heure pour la descente jusqu'au télésiège du Grand Huit avant lequel il faudra pousser une petite centaine de mètres le long du Lac du Chardonnet.

Second couloir plus engagé ( le plus à l'Ouest ): Ne pas traverser et continuer la montée jusqu'à ce que le couloir s'ouvre sur votre droite.
Difficulté technique :3,5 /5 On n'est pas ici dans du ski extrême loin de là, mais on reste dans du ski de couloir tout de même.
Pas tracés, le risque d'avalanche mis à part, ces couloirs vous offreront du bon ski. Néanmoins, facilement accessibles, surtout pour le couloir Est, l'entrée peut s'avérer difficile avec de gros escaliers.
Le Couloir Ouest est pour sa part plus ambiancé. Engagé, il méritera toute votre attention et application dans des virages plus serrés...
Difficulté Physique: 2/5 RAS! Marche d'approche rapide, itinéraire court et en bonne neige la plupart du temps, il faut juste pousser un peu en bas. La difficulté n'est pas physique ici!
Engagement:3,5/5
Deux mots clés: Raide, exposés plein nord! Inutile de faire un dessin, ces deux couloirs sont exposés au risque d'avalanche!
Une fois cette précision apportée, disons qu'à l'abri du vent, plein Nord, ces couloirs seront rarement vitrés. Ils sont de plus rectilignes, le dévissage ne vous jettera pas dans les rochers. Ces deux caractéristques autorisent les chutes. Malgré tout, pour les non avertis la raideur et l'étroitesse ont un vrai impact sur l'affectif et il faudra alors prendre sur soi et se concentrer.
Libellés : 5- Itinéraires
vendredi 7 janvier 2011
Contrairement à eux, nous préférons tirer un peu plus sur la gauche en traversée. A près quelques centaines de mètres, la ligne est toute tracée. L'essentiel de la combe a été ridé. Par contre, la légère épaule qui se dessine sur sa gauche est encore vierge. Quelques éperons rocheux affleurent, ce qui a sans doute eut le mérite d'en décourager certains. Pas Nous ! Et il y a de la place pour 3. En demandant gentillement l'autorisation, je m'engage le premier. La neige est excellente. Le moteur est froid mais tan pis, pas question de s'arrêter, c'est tout droit jusqu'en bas. Julien, qui n'a pas encore l'habitude des grandes envolées fera un petit arrêt intermédiaire. Quand à nous, nous le remercions de nous faire patienter. A froid, le coeur est monté a 200 pulsations/minute, les cuisses sont bleuies, mais que c'était bon.

Libellés : 4- Sorties
Seul dans ma voiture, voilà déjà une bonne vingtaine de minutes que j'attends. Comme à son habitude, Ricco accuse un bon retard sur l'heure de rendez vous. Pas des heures, mais juste assez pour me crisper un peu, en voyant les voitures et autres navettes passer devant moi en direction de la station. Circonstances atténuantes soit disant... Un accident bloque la route à l'entrée de Bourg Saint Maurice et l'obligera à ruser pour venir me retrouver. Heureusement, aujourd'hui c'est dans notre secret spot que nous avons rendez vous.
Bref aujourd'hui, il faut rentabiliser, se cramer les cuisses, et tracer autant que possible.
La neige est aussi profonde et douce qu'hier, la visibilité en moins. Sur les premières rotations, Ricco a un peu de mal à trouver ses marques, mais une fois que les moteurs sont chauds, tout s'enchaine. La neige, se met à tomber, ce qui nous excite encore plus. Les lignes choisies sont de plus en plus joueuses. Nous n'hésitons pas à nous mettre quelques jolis vols, sauter de petites barres dans la continuité de nos lignes. Révolue l'époque ou nous nous arretions à chaque rotation pour faire des photos, désormais, on enchaîne tels des morts de faim, gardant la session images pour la fin de journée lorsque la jauge est au rouge.

Libellés : 4- Sorties
lundi 27 décembre 2010
Libellés : 72 - vidéos, 90 - Rocker week
mardi 21 décembre 2010
Libellés : 90 - Rocker week
